vendredi 6 novembre 2009

Interview exclusive #Les secrets de tournages de la ptite reine

Superfunk - The young MC [2000]


Je me souviens de Doug comme si c'était hier. Dans le genre latino bien sculpté, on trouvait pas mieux à l'époque. Pas trop musclé, pas trop vulgaire. Le casting a duré trois longues semaines. Interminables. Avant de finalement le dégoter en bord de plage. La scène finale n'est qu'un aperçu de la nuit torride que nous avons passée ensemble, suite au tournage. Il en connaissait un rayon sur le kamasutra.



Bat for Lashes - What a girl to do ? [2007]


Wht a girl to do a été ma première expérience chorégraphiée. Egalement ma première fois avec une fille. Heureusement, on y est allé en douceur. Les autres figurants étaient plus jeunes, plus souples, plus sportifs. Ca s'agitait autour de moi à m'en donner le tournis.



Le Corps Mince de Françoise - Something golden [soon 7th december 2009]


Indéniablement mes chouchoutes. Mignonnes à croquer, légères et graciles sur leurs appuis, je les aurais bien enchaînées. Elles m'ont un peu volé vedette avec leurs paillettes dorées. Oh vous savez, je ne leur en veux pas trop... Heureusement qu'elles n'ont pas encore de date arrêtée pour Paris : je tiens vraiment à préserver ma notoriété parmi mes admirateurs vélibiens.

vendredi 30 octobre 2009

La peur a été poignardée par ton regard d'adulte






La relecture par Shackleton beaucoup plus creepy

mercredi 21 octobre 2009

Tu peux pas test #Le métro III

mardi 20 octobre 2009

Tu peux pas test #Le métro II





Nous ne sommes pas si beaux que cela. Il existe un mot pour nous définir : commun. Nous sommes communs. Nous n'avons pas de prétention vestimentaires particulière. Nos allures n'ont rien de remarquable non plus.
Pourtant, nos allers retours sur les quais, dans les galeries, nos passages par les tourniquets, mobilisent autant de caméras que le dernier défilé Galliano.
Certes nous sommes conscients que les néons n'égaleront jamais les projecteurs pour satiner la peau et que les spectateurs resteront, au demeurant, un public assez confidentiel. Il n'empêche que notre quotidien grisâtre se trouve comme acidulé par l'éventualité de se faire remarquer. Nos déplacements deviennent alors ballets.

Depuis l'incident de la semaine dernière à ma station habituelle, je porte plus que jamais attention aux petits détails. Un coup de crayon pour souligner le rouge à lèvres, un tracé à l'eyeliner plus fin aussi. J'ai même resorti le babyliss.
Au cas où un autre agresseur en venait à jeter son dévolu sur moi dans les prochains jours. Je me dois plus que jamais de ne pas manquer de contenance. De paraître sous mes plus jours à la caméra. De chercher le bon angle. D'exposer mon profil le plus avantageux.

On ne fait pas passer n'importe qui à la rubrique télévisée des faits divers.
La moindre maladresse m'éliminerait d'office du casting.

lundi 19 octobre 2009

Tu peux pas test #Le métro

La ville est un ventre chaud où nous pouvons continuer à vivre au milieu d'un brouhaha qui nous rappelle avec délice la rumeur des organes de notre mère à l'époque où nous étions encore plongés dans le liquide amniotique.

La ville est un ventre chaud...
En lisant un bouquin, on peut passer à côté de cette phrase sans ciller.
Pas besoin de faire un sondage téléphonique ciblé pour remarquer que vous faites donc partie de ces gens qui ne vivent pas encore dans l'orbite parisienne.

On m'a vendu Paris comme la "ville lumière".
C'est généralement le genre d'aphorisme à prompteur qu'on trouve dans tous les guides papier-glacé-genre-hachette-oé-comme-les-manuels-de-cours-du même-nom-et-bourrés-d'erreurs.

Faut qu'on soit clair. Quand on vient de la campagne ou d'une petite ville, on cherche tout sauf la lumière. On se précipite généralement dans le métro, parce que, tu comprends, c'est trop le point de résonnance de toute la littérature SF qu'on ingurgité étant ado. C'est la perspective d'une nuit éternelle, avec ses lueurs artificielles dégoulinantes, peinturlurant les murs blancs carrelés, gris craquelés.
Balloté dans les crissements d'acier. Regards louches. Visages décontenancés, comme absents. Pas étonnant que les zombies aiment porter la cravate au cinéma.



dimanche 18 octobre 2009

#Ce qu'il se passe quand tu es déjà couché(e) II

Hoodie bien ample. Capuche ajustée. Dans le coin, mieux vaut rester sobre.
Six étages à descendre dans une cabine badigeonnée d'une vieille moquette brunâtre. Le miroir aurait bien aimé taper la causette quelques instants. Il a vite déchanté en apercevant mes headphones et s'est contenté de me renvoyer passivement ce que je voulais bien lui présenter. Mâchoire émaciée. Né à une époque où les dents ont pris le relais des poings serrés.

La rue. Enfin. Respiration au ralenti. La nuit. Ses lampadaires qui me singent. Faces courbées vers le sol, dégorgeant leur souffle cuivré, cortège médusé de cyclopes rachitiques. On finit toujours par en croiser un qui frissonne, de sa pupille stroboscopique. Frilosité ? Clin d'oeil aguicheur ?

Le palpitant synchronisé aux bpm. Les mains dans les poches, à peine tièdes. Le RER à l'horizon. Demain j'ai cours. Et je sais déjà ce que le prof dira...


samedi 17 octobre 2009

#Ce qu'il se passe quand tu es déjà couché(e)

Antiguo Automata Mexicano versus Falty DL




dimanche 11 octobre 2009

Si les paupières n'ont pas de fermeture éclair, c'est certainement pas un oubli

Image par Cyril Fakiri


La boucle est bouclée. Fasten seat belt while seated. Ouais.
L'absence de réacteurs ne t'empêchera pas de décoller. Ne tournons pas autour du pot : l'autoradio est certainement l'invention immersive la plus radicale du vingtième siècle. Légale du moins.
Quelqu'un m'a raconté qu'il avait réussi à remonter l'espace-temps en parcourant plusieurs heures le périph de nuit, pied au plancher. Il s'était retrouvé à Détroit paraît-il. Comme pour le synchrotron, t'sais... les particules de lumières qui deviennent filandreuses ... ouais voilà, les quarks. Ben, avec les lampadaires, c'est du pareil au même et ... ouais ouais, comme les phares des voitures. Ce qui est fou tu vois, c'est qu'j'ai rien percuté ... si si! j'étais conscient de ce qui m'arrivait mais ... nan, c'que j'voulais dire, c'est que j'ai rien heurté! t'imagines hein ? ... ouais tu m'étonnes! Alors que j'devais sûrement pas être seul, même vers quatre heures du mat' ...


Quand on n'a plus de bagnole, on s'achète un casque audio, une bonne paire de pompes, on fait du repérage pour se trouver un coin tranquille en hauteur et on divague avec les flavescences des hlm.




Demain, chez Planet Mu, nouvel EP hybride de Falty DL. Ta dose de vaccin pour tes insomnies.